Bruno, copilote et ancien élève de BAA Training : “Ma formation m’a préparé à la réalité du métier”
Aujourd’hui copilote expérimenté au sein de l’une des compagnies aériennes à la croissance la plus rapide d’Europe, Bruno Kotlovski était autrefois un enfant qui levait les yeux vers le ciel pour regarder passer les avions.
Contenu
Dans cet article
Bruno Kotlovski rêve de devenir pilote depuis son enfance. Une passion née en observant les avions depuis la maison de ses grands-parents et renforcée par son tout premier vol, à l’âge de 10 ans.
Il a suivi le programme ATPL intégré de BAA Training, qu’il a terminé en deux ans environ. Selon lui, la formation théorique au sol a constitué l’étape la plus exigeante de son parcours.
Après avoir obtenu sa qualification de type sur Boeing 737 NG, il a décroché un poste de copilote au sein d’une compagnie aérienne européenne en plein développement.
Son principal conseil aux futurs pilotes ? La préparation est essentielle : il faut aborder chaque examen et chaque séance sur simulateur en étant parfaitement préparé, au risque de passer à côté d’une précieuse occasion d’apprendre.
Une passion pour l’aviation depuis son plus jeune âge
Bien avant d’avoir à choisir son orientation professionnelle, Bruno avait déjà les yeux tournés vers le ciel. Le rugissement des moteurs, les dérives colorées des avions qui défilaient devant lui et les quelques coups d’œil furtifs qu’il pouvait jeter dans le cockpit lui donnaient envie de découvrir ce que l’on ressentait aux commandes de ces appareils.
“Pendant mon enfance, je passais beaucoup de temps dans la maison de campagne de mes grands-parents, située près d’un aéroport. J’adorais regarder les avions voler à basse altitude et essayer de les identifier”, se souvient Bruno.
“À 10 ans, j’ai pris l’avion pour la première fois. À l’aéroport, j’étais fasciné par toute l’activité au sol : les véhicules qui circulaient autour des avions, le chargement des bagages, le ravitaillement en carburant et tous les préparatifs avant le départ.”
“Et le vol en lui-même a été incroyable. Découvrir le décollage, l’atterrissage et les sensations du vol a été une expérience très particulière. J’ai également réussi à jeter un coup d’œil dans le cockpit, avec tous ses boutons, interrupteurs, voyants et écrans. J’ai trouvé cela absolument fascinant.”
Ces moments, et bien d’autres par la suite, n’ont fait que renforcer l’intérêt de Bruno pour l’aviation.
“Je regardais des films et des documentaires sur l’aviation, je faisais des recherches, je collectionnais des maquettes d’avions… Ce genre de choses. Ma passion pour l’aviation n’a donc cessé de grandir et, à l’adolescence, je savais déjà que je voulais devenir pilote et faire de l’aviation mon métier.”
Les débuts de sa formation de pilote
Une fois sa décision prise, Bruno s’est renseigné en détail sur les différentes formations de pilote qui s’offraient à lui. Son choix s’est finalement porté sur le programme ATPL intégré de BAA Training pour commencer son parcours.
“À mon avis, le programme ATPL intégré est le moyen le plus rapide d’obtenir une licence de pilote professionnel (CPL) et de commencer à exercer comme pilote”, explique-t-il.
“Il m’a fallu environ deux ans pour terminer ma formation et obtenir ma CPL. Le rythme était très intense, en particulier pendant la partie théorique. Les matières s’enchaînaient et chacune se terminait par un examen”, se souvient Bruno à propos de sa formation théorique au sol. “Il fallait également assimiler énormément de nouvelles informations en très peu de temps. Cette période a été difficile, sans aucun doute la plus exigeante de toute ma formation.”
“Certains jours, je ne savais pas vraiment comment m’organiser ni comment gérer la charge de travail. Avec le temps, j’ai développé ma propre méthode, qui m’a permis de terminer la formation théorique et de réussir tous mes examens. Je me souviens encore de ma joie lorsque j’ai réussi le dernier examen théorique.”
La partie pratique de la formation ATPL intégrée a apporté son lot de nouveaux défis. Bruno a cependant su tirer parti de ces expériences pour développer des qualités qui lui seraient ensuite utiles dans son métier de copilote.
“Pendant la formation en vol, certaines périodes étaient plus intenses que d’autres. Il arrivait que nous ne puissions pas voler à cause de la météo ou d’autres facteurs indépendants de notre volonté. Malgré cela, je n’ai pas seulement approfondi mes connaissances en aviation, j’ai aussi appris à être plus flexible et plus résilient, deux qualités particulièrement utiles lorsqu’on travaille dans ce secteur.”
Selon Bruno, le programme ATPL intégré constitue un très bon choix pour les personnes qui débutent et qui n’ont aucune expérience dans l’aviation. Il permet d’accompagner les élèves depuis leurs premiers pas dans la formation jusqu’à l’acquisition des compétences nécessaires pour devenir pilote professionnel. Il estime d’ailleurs que ce parcours l’a bien préparé aux conditions d’exploitation réelles en compagnie aérienne.
“Pendant la formation en vol, certaines périodes étaient plus intenses que d’autres. Il arrivait que nous ne puissions pas voler à cause de la météo ou d’autres facteurs indépendants de notre volonté. Malgré cela, je n’ai pas seulement approfondi mes connaissances en aviation, j’ai aussi appris à être plus flexible et plus résilient, deux qualités particulièrement utiles lorsqu’on travaille dans ce secteur.”
De la qualification de type au poste de copilote
Déterminé à devenir copilote, Bruno a ensuite franchi l’étape suivante de son parcours : la qualification de type, indispensable pour pouvoir piloter un avion de ligne. Il a choisi de suivre une qualification de type sur Boeing 737 NG chez BAA Training.
“Le passage d’un avion léger comme le Cessna au B737 s’est finalement fait assez naturellement. J’ai trouvé très intéressant d’apprendre à connaître les systèmes de l’appareil et les différentes procédures. Pour moi, c’était la partie la plus passionnante de la formation, car je me préparais enfin à piloter un avion à réaction, ce qui avait toujours été mon objectif.”
À l’issue de sa formation, Bruno a décroché un poste de copilote au sein d’une compagnie aérienne européenne. Il effectue aujourd’hui des vols commerciaux sur B737, concrétisant ainsi le rêve qu’il nourrissait depuis son adolescence.
S'abonner à BAA Training
Une journée type dans la peau d’un copilote
Pour Bruno, une journée de travail de copilote de B737 commence dès son domicile.
“Je prépare mon uniforme et je consulte le dossier de briefing du vol, mais le plus important est de m’assurer d’être suffisamment reposé avant de prendre mon service. Je pars généralement de chez moi environ deux heures avant l’heure de départ prévue.”
À son arrivée à l’aéroport, Bruno prépare les documents nécessaires avant le briefing avec le commandant de bord.
“Je retrouve le commandant de bord et nous faisons le briefing du vol à venir. Nous vérifions la météo, les NOTAM, la MEL et les autres informations nécessaires. À partir de ces éléments, nous déterminons la quantité de carburant à embarquer, puis nous retrouvons le personnel de cabine.”
Un deuxième briefing est alors organisé avec le personnel de cabine. Une fois tous les préparatifs au sol terminés, l’équipage rejoint l’appareil.
“Chaque membre de l’équipage occupe un poste précis et assume les responsabilités qui lui sont associées. Chacun commence à préparer l’appareil conformément aux procédures. De mon côté, je prépare généralement le poste de pilotage, je saisis la route dans le FMC, je consulte l’ATIS, etc. Ensuite, avec le commandant de bord, nous calculons les performances au décollage, passons en revue les éventuelles menaces liées au départ et effectuons le briefing de départ. Une fois l’embarquement terminé par le personnel de cabine, nous fermons les portes, démarrons les moteurs et c’est parti !”
Bruno explique que l’arrivée à destination suit elle aussi un déroulement assez simple.
“Nous arrivons à destination, les passagers débarquent et nous préparons le vol retour. La plupart du temps, nous effectuons des rotations aller-retour, ce qui signifie que je rentre à ma base le jour même. Il peut toutefois arriver que nous passions la nuit dans une autre ville. Une fois la journée de vol terminée, je rentre chez moi. Voilà à quoi ressemble une journée type pour un pilote de ligne.”
Bruno souligne également les compétences essentielles que sa formation lui a permis de développer. Ces compétences, indispensables au métier de pilote, font aujourd’hui partie intégrante de son quotidien de copilote.
“La conscience de la situation, la gestion du temps et la prise de décision sont, selon moi, des compétences essentielles au quotidien. Ce sont des qualités que j’ai pu développer au cours de ma formation.”
Les conseils de Bruno aux futurs pilotes
Lorsqu’il repense à son parcours de formation, Bruno insiste avant tout sur le fait que pour mettre toutes les chances de son côté, il est essentiel de se préparer correctement.
“La préparation est la clé. Qu’il s’agisse d’une séance sur simulateur ou d’un examen théorique, il faut toujours la prendre au sérieux et se préparer autant que possible”, souligne-t-il. “Sinon, vous risquez tout simplement de perdre un temps précieux.”
“Échouer à un examen ou à une séance n’est jamais agréable non plus. Imaginez arriver à une séance sur simulateur sans maîtriser les fondamentaux, comme les procédures opérationnelles standard ou les memory items. À mon avis, attendre d’être dans le simulateur pour apprendre, c’est déjà trop tard. D’autant plus qu’il est possible de les étudier et de se préparer en amont. Vous pouvez alors profiter de la séance pour vous concentrer sur le pilotage et développer vos compétences. C’est ainsi que vous en tirerez le maximum.”
Et pour la suite ?
Disposant aujourd’hui d’un peu de recul sur son parcours, Bruno se dit très satisfait de l’évolution de sa carrière.
“Pour être sincère, je suis vraiment heureux de ma situation actuelle. J’apprécie les lignes que j’effectue, le type d’opérations sur lesquelles je travaille et l’avion que je pilote. J’aime voler sur un B737 et emmener des passagers principalement vers des destinations ensoleillées pour leurs vacances. Les vols entre les grands hubs ne correspondent pas vraiment à ce que je recherche. Cela dit, il y a un appareil que j’aimerais beaucoup avoir l’occasion de piloter un jour, le Boeing 777.”
Vous aimeriez lire d’autres témoignages pour faire le plein d’inspiration ? Découvrez le parcours d’Aru et son expérience de formation, la détermination de Tobias à devenir pilote professionnel ou encore l’histoire de Vihaan, qui s’est lancé dans l’aviation sans être issu d’une famille du secteur. Autant de parcours qui illustrent la manière dont des élèves venus du monde entier transforment leur rêve de devenir pilote en réalité.
Ce site web utilise des cookies. Vous pouvez exprimer vos préférences en matière de cookies en sélectionnant l'une des options ci-dessous. Si vous sélectionnez l'option « Autoriser », vous acceptez l'utilisation de tous les types de cookies, y compris les cookies tiers et de marketing. Vous pouvez modifier les paramètres des cookies ou retirer votre consentement à tout moment. Votre consentement n'est pas requis pour l'enregistrement des cookies strictement nécessaires. Pour plus d'informations, veuillez lire notre
Politique en matière de cookies.
Paramètres des cookies
Nous utilisons des cookies et d'autres technologies similaires pour contribuer à la fourniture de nos Services, pour vous proposer des publicités et pour analyser la manière dont vous utilisez nos Services et si les publicités sont vues. Nous autorisons également des tiers à utiliser des technologies de suivi à des fins similaires. Si vous utilisez nos Services via un navigateur, vous pouvez restreindre, bloquer ou supprimer les cookies via les paramètres de votre navigateur Web.